Vœu déposé par Madame Valérie Pécresse et Sophie Deschiens Conseillères Régionales

 

Considérant notamment que les conditions climatiques difficiles de début mars ont entrainé l’immobilisation pour cause d’avaries d’une part non négligeable du parc des trains de cette ligne, preuve du caractère particulièrement vieillissant du matériel roulant utilisé sur cet axe (des rames Z6400 datant de près de 40 ans), qui conduit à poser la question de son nécessaire remplacement,

Considérant que le service de transports assuré suscite légitimement la colère d’usagers excédés qui ne supportent plus de se retrouver chaque jour agglutinés sur des quais de gare totalement bondés lorsqu’ils se rendent à leur travail, faute d’une desserte de la ligne adaptée à leurs vrais besoins,

Considérant que ces dysfonctionnements engendrent le stress permanent des voyageurs qui craignent les conséquences pouvant intervenir sur la pérennité de leur emploi en raison de leurs retards au travail dans un contexte de crise économique qui accroît encore les difficultés,

Considérant au surplus que la sécurité des usagers est gravement mise en danger par le schéma de desserte en vigueur en application duquel des trains directs et rapides en direction de La Défense effleurent les voyageurs en traversant des gares non plus seulement très chargées comme en temps normal mais aujourd’hui totalement engorgées,

Considérant que cette situation suscite également l’angoisse des conducteurs de trains à l’approche de ces gares aux quais bondés craignant de causer un accident dramatique lors de leur traversée sans arrêt de la gare,

Considérant qu’il convient de déplorer qu’aucune solution visant à améliorer les choses n’ait à ce jour été mise en œuvre alors que l’état de dégradation de cette ligne de transport est pourtant connue de longue date,

Rappelant que de son côté et en raison de son absence totale de desserte directe vers La Défense, la ville de Levallois-Perret a été à l’origine de multiples échanges intervenus à ce sujet avec la SNCF,

Considérant que la Société Nationale des Chemins de Fer ne manifeste d’ailleurs aucun obstacle à ce qu’une amélioration de la desserte puisse être mise en œuvre à condition qu’elle en soit saisie par le Syndicat des Transports d’Île-de-France en sa qualité d’autorité organisatrice, demande qui à l’en croire ne lui a jamais été adressée à ce jour,

Considérant qu’au-delà de ces démarches, de nombreux autres élus locaux toutes tendances politiques confondues se sont mobilisés encore récemment plus particulièrement à Asnières et Courbevoie pour demander que le rétablissement d’un service de qualité sur cette ligne soit engagé rapidement,

Considérant que l’attente des usagers se traduit principalement par le souhait d’une amélioration de la desserte de la ligne L en direction de La Défense,

Considérant que les villes de Levallois-Perret, d’Asnières, de Courbevoie, de Clichy jouissent d’une position stratégique entre le quartier central d’affaires parisien et La Défense,

Considérant de ce fait que les entreprises présentes sur ces territoires sont en majorité des établissements appartenant au secteur des services aux entreprises en lien direct avec les sociétés localisées sur le site de La Défense,

Considérant que le projet de prolongement du RER E à l’ouest tel qu’il est actuellement défini entre Paris Saint Lazare (PSL) et La Défense ne comporte aucune gare en dehors de Paris intra muros ce qui conduira certes à un meilleur raccordement de PSL à La Défense et au désengorgement de la ligne A du RER, mais laisse entière la problématique du lien entre les communes de la petite couronne ouest et le centre d’affaires ainsi que leur raccordement au maillage du RER,

Considérant dans ce contexte que les voyageurs levalloisiens et clichois souhaitant se rendre à La Défense n’ont aujourd’hui d’autres solutions que d’emprunter le réseau SNCF de la
ligne L du Transilien mais avec un changement à Bécon-lès-Bruyères qui peut parfois durer près de trente minutes ou d’utiliser leur véhicule avec les désagréments que l’on connaît tant le trafic routier est chaque jour totalement saturé,

Considérant que les usagers asniérois ne disposent quant à eux que de 4 trains en heure de pointe du matin et du soir pour se rendre à la Défense ou en revenir ce qui est largement en deçà des besoins,

Considérant la nécessité de procéder à un renforcement de la desserte et de la fréquence de la Ligne L du Transilien en gare de Clichy-Levallois et d’Asnières vers La Défense, compte tenu de l’inadaptation actuelle de l’offre entre ces deux pôles d’affaires en dépit de leur proximité géographique,

Considérant que le besoin d’une amélioration de l’offre se fait plus particulièrement sentir sur les plages allant de 8h30 à 9h et de 19h30 à 20H/20h30 soit logiquement en période d’heures de pointe,

Considérant que ce renfort d’offre impacterait et apporterait également une réponse au souhait des usagers de la ligne J du Transilien qui se rendent chaque jour à La Défense en provenance des villes du Nord des Hauts-de-Seine et du Val d’Oise (Colombes, Bois-Colombes, Sannois, Argenteuil, Ermont, Eaubonne, etc.),

Rappelant également que cette demande a déjà été formulée au Président du STIF par lettre du 9 avril 2010 et qu’en réponse, plusieurs scénarii de renforcement de la desserte sur les lignes SNCF PSL / Versailles Rive Droite – Saint Nom-la-Brétêche et PSL / Cergy-le-Haut devaient être étudiés,

Considérant que l’objectif principal annoncé de cette étude par le Président du STIF consistait à améliorer l’offre ferroviaire en gare de Pont Cardinet et de manière connexe à réaliser le maximum d’arrêts possibles des trains du groupe II dans les gares situées entre Paris et La Défense afin notamment de relier directement Clichy-Levallois au centre d’affaires,

Considérant que si l’étude de ces scenarii a été effectivement menée, ses résultats n’ont fait l’objet d’aucune communication aux différents acteurs locaux concernés et n’ont surtout donné lieu pour l’heure à aucune amélioration concrète de la situation,

Considérant que cette demande est activement portée par des milliers d’usagers notamment représentés dans l’association « Asnières : Plus de trains pour La Défense »

Considérant que les usagers craignent réellement aujourd’hui de voir la ligne L devenir le « parent pauvre » des transports ferroviaires franciliens compte tenu du déficit de notoriété de cette liaison de transport en comparaison des lignes de RER beaucoup plus identifiables aux yeux du grand public,

Considérant que la demande de renforcement de desserte et de fréquence de la ligne L du Transilien pourrait utilement prendre la forme d’un prolongement systématique des missions PSL / Bécon-lès-Bruyères à La Défense et par là même, d’une suppression du terminus à Bécon-lès-Bruyères pour le déplacer en gare de La Défense,

Considérant que cette question du renfort d’offre sur la ligne L a été évoquée lors du dernier Conseil du STIF et qu’en réponse, le STIF a fait état d’un schéma de secteur sur le réseau Saint Lazare Sud demandé à la SNCF et à RFF afin d’identifier les mesures d’exploitation permettant l’amélioration de l’offre et de la régularité de même que les investissements nécessaires à l’évolution de la desserte,

Rappelant à ce titre que le STIF s’était également engagé à ce que soit transmis à l’ensemble des administrateurs le calendrier détaillé des 15 schémas de secteur envisagés et notamment celui concernant le réseau de Saint Lazare Sud,

Considérant qu’à ce jour soit deux mois plus tard, cet engagement n’a toujours pas été tenu,

Considérant surtout que compte tenu de la situation catastrophique sur le terrain, il apparaît clairement que la proposition consistant à attendre l’approbation d’un schéma de secteur pour voir les choses s’améliorer sur la ligne L n’est pas satisfaisante et ne répond pas à la hauteur des attentes,

Considérant en effet qu’une telle proposition fait courir le risque pour les usagers de devoir patienter encore de longues années avant la réalisation et la mise en œuvre effective d’un tel schéma de secteur,

Considérant qu’aujourd’hui il y urgence à agir et que des mesures doivent être envisagées rapidement,

Considérant que les causes d’incidents récentes ont montré que des améliorations à plus brève échéance étaient tout à fait possibles puisque des efforts hélas trop ponctuels ont été réalisés sous la forme d’adaptation d’horaires et de transformations de trains directs en omnibus lors de l’épisode neigeux de mars et du mouvement de grève de la semaine dernière sous l’interpellation de l’association des usagers susvisée avec l’appui des élus locaux,

Considérant que la restauration d’un service répondant aux souhaits des usagers de la ligne L est ainsi parfaitement envisageable si une réelle volonté des acteurs concernés se manifeste à commencer par celle du STIF qui se doit en pareilles circonstances d’user de l’autorité qu’il incarne en matière d’organisation des transports d’Île-de-France pour remplir sa mission et faire progresser les choses,

Les élus signataires expriment le vœu que le STIF :

-  décide en urgence des mesures nécessaires à prendre pour la sécurisation des quais des gares d’Asnières et de Bécon-les-Bruyères,

 

-décide dans les plus brefs délais du renforcement de la desserte et de la fréquence de la ligne L du Transilien permettant notamment :

    1. en gare de Clichy-Levallois que cette ville soit directement reliée au pôle d’affaires La Défense
    2. en gare d’Asnières d’y renforcer la desserte en direction du même pôle d’affaires La Défense,

-  demande notamment à la SNCF d’étudier la possibilité de prolonger systématiquement l’ensemble des missions PSL / Bécon-lès-Bruyères jusqu’à La Défense.

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