Nous renouvelons notre demande d'intervention de l'Etat

 
intervetat 
Vous trouverez ci-joint le courrier que nous avons envoyé ce jour au Premier Ministre.
 
Merci de continuer à faire signer notre pétition sur www.plusdetrains.fr, a nous faire parvenir vos photos, films et infos sur les incidents de la Ligne L. Partagez cette page avec les usagers de votre entourage, la gestion chaotique de la Ligne L est inacceptable.
 
Bonne vacances à ceux qui partent et bon courage à tous.
 
 
M. le Premier Ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris
 
Courrier recommandé AR.
 
 
Asnières, le 18 juillet 2013
 
Monsieur le Premier Ministre,
 
Vous avez annoncé lors des décisions sur le Grand Paris Express et de la remise du rapport Duron que la priorité du gouvernement porterait sur les Transports du quotidien. En tant qu'Association d'usager du Transilien ligne L, nous nous réjouissons de cette annonce qui, nous espérons, portera ses fruits à moyen et long termes.
Cependant des milliers d'usagers subissent au quotidien retards et suppressions de trains entrainant des situations de mise en danger.
Au-delà de ces investissements des mesures de réorganisation à court terme sont absolument nécessaires pour neutraliser les dangers auxquels sont confrontés les usagers. Les usagers de la ligne L du Transilien Saint Lazare sont, depuis des mois, très régulièrement victimes de suppressions volontaires de trains en pleine heure de pointe, générant des situations de danger dans les gares, notamment de Bécon-les-Bruyères et d'Asnières-sur-Seine.
Ces deux gares servent de correspondance, vers La Défense, pour les habitants des villes voisines : Clichy, Levallois, Bois Colombes, Sannois, Ermont, et tant d'autres.
Ainsi, depuis début juillet, les trains de pointe ont subi retards et annulations 9 matins sur 11 : Les situations les plus dangereuses se sont produites sur les Quais D et B de la Gare de Bécon les Bruyères où le PC de Saint Lazare a pris la responsabilité de mettre en voie de garage les trains omnibus Paris St Lazare- St-Cloud de 8h34 (8h42 à Bécon), pour laisser passer les trains directs peu remplis suivants.
Un choix irresponsable d'annulation des trains omnibus, en cours de desserte, qui déverse les usagers des gares de Paris et d'Asnières sur les quais de la Gare de Bécon amplifiant ainsi la surpopulation de cette gare en heure de pointe.
Engorgement des quais, cohue, énervement, trains directs passant à grande vitesse : tous les diaboliques ingrédients d'un accident ont été ainsi réunis les 8, 10 et 15 juillet 2013 en gare de Bécon les Bruyères.
 
Dans le contexte actuel de la ligne L, qui cumule vétusté des infrastructures et inadéquation de sa desserte avec la réalité démographique de la région, la pratique d'arbitrer en heure de pointe, les trains omnibus pour prioriser des trains directs, constitue une mise en danger des usagers.
 
Les usagers sont excédés par le chaos qui règne sur la Ligne L. Ils subissent des retards et annulations de trains omnibus quasi-quotidiennement, matin et soir.
Vous pourrez constater sur notre observatoire de la Ligne L (www.plusdetrains.fr) une partie des incidents de ces derniers mois. Observatoire que nous avons dû créer faute de transparence de la part de la SNCF.
 
Nous alertons depuis de nombreux mois la direction St Lazare et les élus locaux sur ces situations de danger générées par les décisions de la SNCF, au-delà des retards insupportables que cela crée pour les usagers et de l'inéquité patente subies par nos villes de banlieue. Lors du premier comité de Ligne L, du 2 juillet 2013, nous avons interpellé la direction SNCF sur les mises en dangers que subissent quotidiennement les usagers de la Ligne L qui nous a répondu qu'elle ne considérait pas qu'il y avait danger.
 
Nous avons également adressé différents courriers à :
  • M. Manuel Valls, Ministre de l'intérieur
  • M. Frédéric Cuvillier, Ministre des transports
  • Mme Cécile Duflot, Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement
  • M. Jean-Paul Huchon, Président du STIF
Les réponses, obtenues jusqu'ici, sont loin de prendre en compte le danger évoqué et l'urgence d'agir pour sécuriser les quais en donnant la priorité, non pas aux trains directs de la Ligne L, mais plutôt aux trains omnibus les plus chargés.
Pourquoi de telles suppressions sur des trains qui, en règle générale, n'ont pas de problème technique ?
La Direction St Lazare répond aux différents élus locaux qui l'interpellent et qui demandent que cette situation cesse, avec des éléments parcellaires. Indiquant qu'une étude est en cours pour potentiellement ajouter des arrêts supplémentaires à Asnières à horizon décembre 2014 (sous réserve d'une étude favorable), qu'en dehors d'une gestion au cas par cas, rien d'autre ne peut être fait à court terme et qu'à long terme l'amélioration durable de la desserte est conditionnée par la mise en place d'investissements en terme d'infrastructures et de système d'exploitation.
La direction SNCF St Lazare pointe généralement qu'il est extrêmement difficile d'agir sur cette ligne "saturée".
Ce n'est pas tout à fait le cas de la L2, en effet, cette ligne est loin d'être saturée en nombre d'usagers, comme le sont la ligne 13 du métro ou le RER A.
En revanche, elle est saturée en nombre de trains, pour beaucoup d'entre eux bien peu remplis, qui y circulent de façon compliquée. Il est urgent :
  • de revoir profondément mais rapidement l'organisation des dessertes de cette ligne et sa gestion en situation perturbée pour qu'elle puisse servir efficacement et équitablement le plus grand nombre d'usagers, notamment la banlieue.
  • d'agir à court terme pour sécuriser les quais et stabiliser la ponctualité.
Les solutions existent et le manque de transparence de la SNCF sur les statistiques de régularité et sur les véritables raisons des suppressions d'omnibus de la Ligne L, nous confortent dans l'idée que la direction de la SNCF ne souhaite pas prendre en compte l'urgence de la situation.
Penser que les usagers de la Ligne L vont pouvoir continuer à subir le Chaos de cette Ligne sur les prochains mois c'est jouer avec la sécurité des usagers.
Notre conviction est que la direction St Lazare, sciemment ou pas, sacrifie la sécurité et la ponctualité des usagers de nos gares afin d'améliorer les indicateurs de bonus-malus. Malgré leur revue récente, ces derniers génèrent encore des effets pervers :
  • quand un de nos trains omnibus a quelques minutes de retard, la SNCF préfère le mettre terminus à Bécon pour qu'il ne mette pas trop en retard le train direct sans arrêt suivant qui relie Paris a La Défense puis St Cloud en express. Ainsi, la SNCF a plus de chance de n'être "malusée" que sur un seul train, celui qui a été supprimé, plutôt que sur deux ou trois, qui auraient eu 5 minutes ou plus de retard mais auraient tous roulé.
  • le gros hic d'une telle décision, prise entre 30 et 40% des matins sur notre ligne depuis janvier, c'est qu'elle entraîne une extrême saturation des quais et des trains omnibus suivants, générant une situation de danger forte pour les usagers, lorsque les trains sans arrêts peu remplis les flirtent à vitesse élevée, ou lorsque les usagers se battent pour monter dans le train suivant. Ces situations d'insécurité rejaillissent aussi sur les personnels même de la SNCF sur le quai, qui font face à des usagers à bout, qui ne peuvent comprendre pourquoi c'est systématiquement leur train qui est volontairement mis en voie de garage, pour faire passer des trains peu remplis qui les évitent.
  • Les photos ci-jointes donnent un aperçu de la foule qui s'étale tout le long du quai et il est inacceptable que rien ne soit fait par la SNCF pour réduire cette insécurité.
 
Monsieur le Premier Ministre, nous vous renouvelons notre demande, adressée aux Ministres de l'intérieur et du transport, le 11 Avril 2013 pour une intervention de l'Etat permettant :
  • la réquisition des nombreux trains directs qui traversent dangereusement nos villes en heure de pointe afin qu'ils s'y arrêtent pour vider les quais de nos gares.
  • la suspension temporaire de la politique de bonus-malus afin d'en corriger les effets pervers et de permettre à l'exploitant de transporter le plus grand nombre d'usagers dans des conditions sûres. • le rappel à la direction St Lazare que sa mission première est d'éviter de créer des situations de danger pour ses usagers et ses personnels à quai.
  • la refonte en profondeur mais rapidement de l'organisation de cette ligne : l'ensemble des dessertes est à revoir pour s'ajuster à la démographie des villes traversées et pallier ainsi des dessertes aujourd'hui inadaptées.
  •  la revue complète et durable de cette ligne malheureusement rendue croulante par trente ans d'inactions : matériel (le plus vieux dans 2 ans), infrastructures et dessertes.

Notre association d'usagers estime avoir fait son devoir en alertant les nombreux acteurs et décideurs, SNCF, STIF et élus locaux, et maintenant vous-mêmes au plus haut niveau, car les circonstances l'exigent et il n'est pas acceptable que des problèmes d'organisation avec de tels enjeux ne puissent être résolus rapidement.

 
Comptant sur votre intervention dans ce dossier, veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, nos salutations les meilleures.

Réponse apportée par le Cabinet du Premier Ministre

 
 
 
Vous trouverez ci-dessous la réponse apportée par Jean-Pierre GUÉRIN, Chef de Cabinet du Premier Ministre, à notre courrier du 18 juillet 2013.
L’association prend note de l'attention qui a été portée à notre démarche et aux raisons qui la motivent, et espère vivement des actions urgentes de Monsieur Frédéric CUVILLIER, Ministre chargé des transports et de Monsieur Jean Daubigny, Préfet préfet de Paris et de la région Île-de-France, afin de sécuriser nos quais dans les plus brefs délais !

Signez et faites signer notre pétition, Continuez à nous signaler retards et annulations de trains, Prenez en photos ou films les quais saturés.

Monsieur,


Par courrier électronique du 18 juillet 2013, vous avez bien voulu faire part au Premier ministre des difficultés que rencontrent les usagers de la ligne L du Transilien.

Monsieur Jean-Marc AYRAULT a pris connaissance avec attention de votre démarche et des raisons qui la motivent.

C'est pourquoi votre correspondance a été transmise à Monsieur Frédéric CUVILLIER, Ministre délégué auprès du Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, et à Monsieur le Préfet de la Région d'Ile-de-France, Préfet de Paris, afin qu'ils en prescrivent un examen approfondi et vous tiennent directement informé de la suite qui lui sera réservée.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.


Pour le Premier ministre

Jean-Pierre GUÉRIN
Chef de Cabinet
.



Nous demandons l'intervention de l'Etat au titre de la Sécurité Publique et de l'Équité Républicaine

Appel envoyé à Monsieur le Ministre de l'intérieur : Manuel Valls.
Cet appel a également été envoyé à :
Madame Cécile Duflot Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, en charge du Grand Paris
Monsieur Frédéric Cuvillier Ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche

 

Monsieur Manuel Valls,
Ministre de l'Intérieur
Ministère de l'Intérieur

Place Beauvau
75008 Paris

Asnières sur Seine, le 11 Avril 2013

 

 Monsieur le Ministre,

Notre association « Plus de trains pour la Défense », représente les usagers de la Ligne L qui subissent depuis plusieurs années retards et annulations de trains en pleine heure de pointe.

Ce sont près de 300 000 habitants dans les villes d’Asnières, Clichy, Levallois, Courbevoie, qui sont quasi-délaissées quotidiennement sur la Ligne L.

Nous déplorons une situation dangereuse et ubuesque, où ce sont les trains les plus chargés, les omnibus Paris – La Défense, qui sont arbitrés quasi-quotidiennement en faveur de trains directs
Paris-La Défense, loin d'être remplis.

Cette situation met en danger quotidiennement les usagers car les quais, d’Asnières sur Seine et de Bécon les Bruyères, déjà saturés en temps normal, se retrouvent rapidement bondés alors que des trains sans arrêt et rapides les effleurent. Quand enfin un train arrive, ce sont souvent, bousculades, insultes et conditions de transport du niveau d’une bétaillère. Beaucoup d’usagers restent régulièrement sur le quai faute de place.

Dans ce contexte, le potentiel comportement violent d’usagers excédés constituent un pallier supplémentaire dans le niveau de dangerosité de nos quais.

Ce trajet vers La Défense qui devrait durer moins de 10 minutes prend parfois plus d’1h30 car, faute d’anticipation dans les communications de la SNCF, les usagers se retrouvent pris au piège des retards et annulations successifs. Une situation inadmissible, qui n’est pas loin de constituer à nos yeux un trouble quotidien à l’ordre public.

Ce sont des milliers d’usagers de la Ligne L qui vivent un véritable calvaire quotidien pour se rendre à leur travail ou rejoindre leur domicile en fin de journée.

Il y a une mise en danger réelle des usagers tous les matins en heure de pointe de 8 h à 9h30 et ce danger est amplifié à chaque retard ou incident sur ces périodes. Nous avons alerté les différentes parties prenantes de cette situation et aucune mesure rapide permettant de sécuriser les quais de nos villes de façon pérenne n’a été prise malgré les différentes solutions court terme que nous avons avancées.

 


 

Monsieur le Ministre, nous constatons impuissants sur les quais ce danger et la SNCF ne semble toujours pas en avoir pris la mesure.

Nous avons déjà interpellé le Préfet des Hauts-de-Seine sur cette question et il nous semble aujourd’hui nécessaire de vous alerter comme tous les élus sur cette situation ubuesque et dangereuse.

Monsieur le Ministre, il y a une inéquité flagrante dans nos transports et nous vivons cela comme une nouvelle discrimination de nos banlieues  et comme un vaste gâchis de moyens publics.

Cette situation pourrait être rapidement solutionnée en revoyant la grille d’horaires inadaptée de la Ligne L (elle est même dérogatoire dixit la SNCF).

A force de mobilisation nous avons pu constater, lors d’interventions exceptionnelles, que la SNCF était en mesure de faire des efforts, d’adaptation d’horaires et de transformation de trains directs en omnibus, dès lors que nous la sollicitions avec l'appui des élus locaux. Cela a été le cas notamment lors de l'épisode de neige du 12 au 15 mars 2013 et plus récemment lors du mouvement de grève des cheminots du 8 au 11 avril 2013.

Monsieur le Ministre nous sollicitons votre intervention et celle des préfets de région et du département des Hauts de Seine pour que des mesures d’urgence soient prisent afin de sécuriser le transport sur la Ligne L desservant La Défense.

Nous demandons :

-    La réquisition des trains directs de la Ligne L, desservant La Défense en heures de pointe, entre 8 h et 9h30, afin de les transformer en omnibus et ce tant qu’une solution stable et pérenne sécurisant les usagers n’a pas été mise en œuvre par la SNCF.

-    Nous demandons l’annulation de la dérogation actuellement accordée à la grille des horaires de la Ligne L, grille inadaptée, inéquitable et à l’origine de la mise en danger des usagers de la Ligne L notamment sur les quais des gares d’Asnières-sur-Seine et de Bécon les Bruyères.

-    L’élaboration et la mise en œuvre d’une nouvelle grille d’horaires plus adaptée à la démographie et aux services attendus par les usagers de nos villes avec une trajectoire évolutive de déploiement qui répondent aux urgences évoquées.

 

 


Des solutions, ont été évoquées, par la SNCF, aux élus qui l’ont sollicitée, elles ne sont, ni suffisantes, ni satisfaisantes au regard de la saturation de la ligne L et du danger quotidien auquel sont confrontés les usagers sur les quais d’Asnières sur Seine et de Bécon les Bruyères.

Dans ses différentes réponses écrites aux élus, une corrélation est systématiquement faite entre l’éventuelle remise à plat de la grille horaire, qui est dérogatoire, et le nécessaire financement de la refonte des infrastructures. Nous espérons que la situation et la sécurité des usagers que nous sommes ne sert pas de monnaies d’échange pour des investissements qui auraient du être menés depuis plus de 30 ans!

 De plus , nous avons le sentiment que pour évacuer nos demandes communes avec les élus des villes d’Asnières-sur-Seine, Courbevoie, Bois-Colombes, Colombes, Gennevilliers, Levallois, la SNCF se cache derrière des arguments techniques questionnables : il y a beaucoup de trains qui circulent sur cette ligne en heure de pointe.

Les usagers de la Ligne L n'en demandent pas de nouveaux, ils souhaitent juste que 6 de ces directs partent quatre minutes plus tôt de St Lazare le matin pour désaturer nos gares et nos villes : une mesure de justice face à l'inéquité forte que nous subissons quotidiennement.

La vétusté des infrastructures est certes un point de long terme à traiter mais cela n’est pas la raison qui empêche ces trains directs de s’arrêter sur nos villes au prix d’une insécurité quotidienne.

 Cette situation est inacceptable et il est de notre devoir collectif de la dénoncer et de la résoudre avec les moyens disponibles, à court et à long termes.

Comptant sur votre intervention dans ce dossier, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations les meilleures.

 Association d'usagers de la ligne L "Plus de Trains pour la Défense"

 Contact : Contact@plusdetrains.fr

Arnaud BERTRAND  et Kamel ZAOUI       

 

Courriers aux pouvoirs publics, première campagne



Lettre ouverte aux pouvoirs publics